Concurso de Novelas

 

En el marco de la francofonía 2015, la Alianza Francesa de Mérida organizó, entre otras actividades,

un Concurso de novelas exclusivamente dirigido a los estudiantes del taller de escritura de novelas Nivel B1 (0).

Los concursantes debían:

  • Entregar una noveleta de 3 a 4 páginas en “Times New Roman” a espacio y medio.
  • Utilizar varios registros de lengua (mínimo 2: ejemplo lenguaje sostenido y familiar)
  • Hacer aparecer algún diálogo
  • Entre al menos tres o cuatro personajes
  • Incorporar dentro de la “Nouvelle” al menos 5 palabras de la francofonía 2015.

Primer Premio: Un nivel de francés gratuito en nuestra Alianza Francesa de Mérida

Segundo premio: una cena para dos en el restaurante “Ciboulette”

El Jurado:

  • Profesora Ines Blanco ( Universidad de los Andes, Facultad de letras, Departamento de Idiomas)
  • Profesora Mari Luz Di Tillio ( Ecole des Ponts et Chaussées, Paris, Departamento de español)
  • Profesora Marie-Rose Pérez ( Alianza Francesa de Mérida)

Los ganadores:

1º: Antonio Suarez con su novela “Sur le toit”

2º: Maria Boscán: “Ruquaza : un amour”

3º : María Isabel Masini : « attraction fatale »

Anexamos las dos novelas ganadoras:

Sur le toit

Autor: Antonio Suarez

 

Avec le vent en train de me frapper le visage, les souvenirs viennent à ma mémoire. Ce sont les souvenirs de la dernière histoire d’amour que j’ai vécue et de la dernière que je vivrai. De là haut, sur le toit, tout est insignifiant et petit, même la vie paraît ne rien valoir. Je regarde comment les gens marchent sans voir autour, sans apercevoir qui est à côté d’eux et sans comprendre que le temps passe et vole et qu’il faut le partager avec nos êtres aimés.

        

L’histoire que je vous raconterai a fait que je décide de mourir. Je vous la raconte à cause de la douleur que j’éprouve : de mon cœur, il n’en reste rien. La monotonie a fini quand ma femme est morte. Nous avons lutté contre sa maladie pendant dix mois, mais finalement la leucémie a pu arracher sa vie, et un peu de la mienne. Si la vie voulait me voler la joie, elle a su comment le faire.

Marie, ma femme, c’était la femme la plus belle de mon monde. Ses cheveux blonds étaient aussi jaunes que l’or et aussi ondulés que les vagues de la mer, ses yeux, aussi verts que les feuilles des arbres au printemps, me montraient la douleur et la désespérance que Marie éprouvait, ils criaient que le moment de partir était arrivé. Ses mains ne sont plus avec moi, elles ne me caressent plus le visage et ne me donnent plus la valeur quand l’insécurité m’envahit. Je pouvais trouver la zénitude avec elle, nous étions comme un amalgame. Je n’entends plus sa voix qui me calmait quand les nerfs faisaient casser la mienne, elle était mon gri-gri.

- Calme-toi Claude, tout ira bien

- Oui, mon étoile, quand tu es à côté de moi, tout est bien

- Dors, les vraies étoiles sont encore dans le ciel. Demain sera un jour dur, dors !

Mais vraiment je ne pouvais pas m’endormir à cause de la peur que j’éprouvais pour sa maladie. Quelques mois plus tard, elle est devenue une vraie étoile.

Après la mort de Marie, tout a changé. Nous n’avons pas eu d’enfants et sans elle la maison était plus vide et plus silencieuse à chaque fois. La solitude s’est emparée de ma vie et a commencé à jouer avec moi comme un chat le fait avec une souris. Je pouvais sentir comme ses griffes me déchiraient.

Les jours ont passé et mon humeur a changé. Je suis devenu un homme froid et aigri, un homme qui manque de sentiments et qui est plongé dans la tristesse. Mais soudainement le destin m’a surpris. Dans ma vie une autre femme est entrée: Laura, la femme la plus douce que j’ai connue. Ses cheveux noirs et son beau corps ont fait que le bonheur est revenu. Elle est arrivée quand je ne trouvais pas de sens à ma vie, comme maintenant.

Je n’oublierai jamais la première fois que je l’ai vue à travers de la fenêtre. À cause de sa hâte on aurait dit que ses jambes flottaient sur le trottoir. J’admirais comment elle passait en face de moi, comment sa chevelure foncée allait de droite à gauche au rythme du vent, comment la sueur provoquée par la chaleur particulière de cet été descendait le long de son visage, comment son uniforme bleu cachait les courbes de son corps et comment quelques secondes plus tard elle était dans le porche en train de sonner.

Une sensation différente m’a envahi. Un mélange de nerfs et de doutes m’a paralysé et m’a empêché d’ouvrir la porte. Une carte postale s’est glissée jusqu’à mon salon et à ce moment-là j’ai compris qu’elle reviendrait.

Je n’ai pas pu m’endormir cette nuit, elle était dans ma tête. Je voulais la regarder de nouveau et lui parler, mais je n’étais pas sûr quand elle retournerait. Soudain une merveilleuse idée m’est venue, je me suis levé et j’ai allumé l’ordinateur. Tout de suite je me suis abonné aux magazines de sciences et de sports, de cette manière elle viendrait chez moi bientôt. Je me suis senti vif, plein d’énergie et jeune.

-          Pas mal mec, t’as encore de l’astuce, hein ? - je me suis dit.

Une semaine plus tard elle est retournée. La même sensation est apparue quand elle a frappé la porte, mais cette fois j’étais décidé à profiter de l’occasion pour la connaître. Sa peau était aussi blanche que les nuages et ses yeux, aussi marron que le chocolat. Une douce voix est sortie de sa bouche :

-          Bonjour ! Êtes-vous le Monsieur Courtois ?

-          Oui, c’est moi, mais je m’appelle Claude ! Malgré mon nom, je déteste la courtoisie, appelle-moi Claude ! - Elle a souri - Et tu t’appelles … ?

-          Ben, je m’appelle Laura et désormais je serai votre factrice !

-          S’il vous plaît, Mademoiselle, laissez la courtoisie de côté et ne me vouvoyez pas, sinon la conversation sera lourde, ennuyante et elle finira bientôt  – Elle a souri de nouveau

-          D’accord Claude ! Ces magazines-ci sont à toi, tiens !

-          Merci Laura, je les attendais ! Tu as l’air fatiguée, est-ce que tu veux passer et prendre un verre d’eau ?  

-          Je te remercie mais je dois travailler, la journée sera longue !

-          D’accord Laura ! Bon courage et à bientôt !

-          À bientôt Claude !

Quand elle est partie, j’étais aux anges. Dans ma tête était sa voix, sa peau et ses yeux. Ça faisait longtemps que je n’éprouvais une sensation pareille.

Les magazines arrivaient les lundis, et avec eux, Laura. Nos conversations étaient plus longues et plus fluides à chaque fois. Nous parlions du temps, de son travail et des sujets d’actualité, mais d’un jour à l’autre les sentiments sont apparus dans nos dialogues. Elle avait vécu trop de relations compliquées et elle décrivait son ex-copain comme un psychopathe qu’elle avait quitté à cause de son obsession et de sa jalousie

Je dois vous confesser que j’avais peur de l’inviter à sortir, je voulais protéger mon cœur. Je pensais tous les jours sur comment lui dire ce que j’éprouvais pour elle, mais les nerfs et l’insécurité pouvaient me contrôler. Finalement je me suis armé de courage mais j’ai reçu un « non » comme réponse, elle avait besoin du temps pour penser sur sa dernière relation.

D’abord je me suis senti terrible, déçu et triste. Je ne comprenais pas la raison de sa décision, mais je poursuivais un objectif : recommencer ma vie avec elle. Je ne me suis pas rendu et avec insistance j’ai décidé de l’inviter à sortir. À la fin elle a accepté.

Le temps avec elle était merveilleux. Le vide que Marie avait laissé en moi était en train de se remplir avec le sourire de Laura. Nos rendez-vous se sont devenus aussi nécessaires que l’air, ses yeux illuminaient mes jours.  

Notre dernière rencontre fut pleine de couleurs. Nous sommes allés au cirque et après au parc d’attractions. La lune était dans le ciel et une décoration kitsch ornait l’ambiance. Vers minuit son corps était près du mien à cause du froid qu’il faisait, elle m’a regardé et ses lèvres se sont approchées, elles étaient contre les miennes. Ma vie avait du sens, mon sang coulait dans mes veines et faisait me sentir plein de bonheur.

Tout de suite un son très fort s’est entendu, les gens ont commencé à courir et à crier. Laura est tombée sur la rue, ses yeux cherchaient une explication. J’étais étonné, je ne comprenais rien. Son ex-copain était à trois mètres de nous avec une arme à feu entre ses mains.

-          Tu es à moi Laura ! Si tu ne veux pas être avec moi, personne ne t’aura !

Il m’a regardé et a tiré contre sa tête. Laura m’a dit :

-          J’attendais ce baiser depuis longtemps ! Merci Claude, tu m’as permis d’entrer dans ta vie pour changer la tristesse en joie ! Ne m’oublie pas !

Elle a arrêté de respirer. Mes larmes descendaient mon visage, la vie m’a giflé de nouveau.

Voilà la raison de ma décision suicide. Avec Marie est Laura j’éprouvais le bonheur mais sans elles je ne veux pas vivre, je ne veux pas être seul. Le destin sourit à quelques-uns mais il m’a beaucoup frappé. Il a pris les vies de mes amours, et pendant je tombe du toit je me rends compte qu’il prendra aussi la mienne.

 

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